
Le marché du travail est sous pression. Les employeurs recherchent la flexibilité, et les employés un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les deux systèmes qui répondent à ce besoin sont la semaine de quatre jours et les flexi-jobs. Bien qu’ils soient souvent considérés comme opposés, ils partent essentiellement de la même question : comment mieux organiser le travail dans une société en mutation ?
La semaine de quatre jours signifie que les salariés répartissent leur semaine de travail à temps plein sur quatre jours au lieu de cinq. Le nombre total d’heures reste le même, mais les journées de travail s’allongent. Les partisans du projet soulignent les avantages d’un jour de congé supplémentaire, qui peut contribuer à plus de repos, à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et, éventuellement, à une plus grande productivité.
Les opposants soulignent que l’allongement des journées de travail n’est pas possible pour tout le monde. Dans les professions exigeantes sur le plan physique ou émotionnel, une journée de travail de neuf ou dix heures peut entraîner de la fatigue et des troubles de la concentration. De plus, ce système ne change rien à la charge de travail totale : on ne travaille pas moins, mais différemment.
Le système des flexi-jobs permet aux travailleurs qui travaillent au moins à quatre cinquièmes de prester des heures supplémentaires dans certains secteurs, avec un régime fiscal avantageux. Ce système offre aux employeurs une main-d’œuvre supplémentaire et aux employés la possibilité de compléter leurs revenus sans subir une lourde charge fiscale.
Ce système soulève toutefois des questions. Comme les flexi-jobs s’ajoutent à un emploi principal, il existe un risque de surcharge structurelle. En outre, le système n’est pas ouvert à tous, ce qui peut créer des inégalités entre les travailleurs éligibles et ceux qui ne le sont pas.
Si les deux systèmes visent la flexibilité, ils le font d’une manière fondamentalement différente. La semaine de quatre jours est axée sur la redistribution du temps de travail existant, tandis que les flexi-jobs ajoutent du travail supplémentaire. Un système met l’accent sur le gain de temps, et l’autre sur le gain de revenus.
Les deux modèles ont leur place, en fonction de la situation personnelle, du secteur et de la phase de vie. Alors que la semaine de quatre jours est principalement axée sur la durabilité et le bien-être, le système des flexi-jobs répond à des besoins économiques à court terme.
Ni la semaine de quatre jours ni le système des flexi-jobs n’apportent une réponse complète aux défis du marché du travail actuel. Ils montrent que la flexibilité peut être mise en œuvre de différentes manières. Le défi pour la politique consiste à développer des systèmes qui non seulement favorisent l’efficacité économique, mais aussi tiennent compte de la capacité financière et du bien-être des travailleurs.
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