Les employeurs sous pression
L’augmentation des absences de longue durée pèse lourdement sur les entreprises.
La charge de travail des collègues augmente, les remplaçants sont difficiles à trouver et les coûts augmentent.
En outre, depuis 2024, les entreprises qui comptent un nombre structurellement élevé de malades de longue durée s’exposent à des sanctions ou des contrôles plus stricts de la part des autorités publiques.
Il est donc de plus en plus important d’investir dans la prévention, le suivi et la réintégration.
Car un collaborateur malade de longue durée souhaite généralement reprendre le travail, mais il a besoin du bon accompagnement pour y parvenir.
Le fade-out comme menace supplémentaire
Outre l’impact physique ou mental de la maladie, un autre risque se profile à l’horizon : le fade-out.
Les absents de longue durée perdent souvent progressivement le contact avec leurs collègues et le lieu de travail.
Cela augmente les obstacles au retour et ralentit la guérison.
Le meilleur remède ? Garder le contact.
Un appel téléphonique, une carte ou une courte visite peuvent faire la différence.
Ainsi, le lien avec l’équipe reste préservé et le collaborateur a toujours l’impression de faire partie de l’organisation.
Du trajet de réintégration à une reprise du travail réussie
Depuis 2016, les employeurs sont tenus d’accompagner les collaborateurs malades de longue durée lors de leur retour.
Mais cette politique a été durcie ces dernières années.
Aujourd’hui, l’accent est mis davantage sur l’intervention précoce, la réintégration progressive et le retour durable.
Le médecin-conseil de la mutuelle assure désormais un suivi plus actif des malades de longue durée, avec des moments de contact obligatoires après 4, 7 et 11 mois d’absence.
En outre, les entreprises qui comptent un nombre élevé de malades de longue durée peuvent être incitées à prendre des mesures ou sanctionnées si les mesures préventives prises sont insuffisantes.
Un trajet de réintégration se compose des cinq phases suivantes :