L’absence de longue durée reste un défi croissant pour les employeurs en Belgique.

Selon les chiffres les plus récents de l’INAMI, il y avait, fin 2023, plus de 526 000 Belges en maladie de longue durée - c’est-à-dire des personnes qui ne travaillent pas ou ne cherchent pas de travail depuis plus d’un an.

Près de la moitié d’entre elles souffrent de troubles psychiques tels que le burn-out ou la dépression.

Le coût de tout cela continue également d’augmenter, avec plus de 9 milliards d’euros versés en indemnités d’incapacité de travail de longue durée en 2023.

En 2024, lors d’une journée de travail moyenne, 1 travailleur sur 12 en Belgique était absent pour cause de maladie - un niveau record.

Les employeurs sous pression

L’augmentation des absences de longue durée pèse lourdement sur les entreprises.

La charge de travail des collègues augmente, les remplaçants sont difficiles à trouver et les coûts augmentent.

En outre, depuis 2024, les entreprises qui comptent un nombre structurellement élevé de malades de longue durée s’exposent à des sanctions ou des contrôles plus stricts de la part des autorités publiques.

Il est donc de plus en plus important d’investir dans la prévention, le suivi et la réintégration.

Car un collaborateur malade de longue durée souhaite généralement reprendre le travail, mais il a besoin du bon accompagnement pour y parvenir.

Le fade-out comme menace supplémentaire

Outre l’impact physique ou mental de la maladie, un autre risque se profile à l’horizon : le fade-out.

Les absents de longue durée perdent souvent progressivement le contact avec leurs collègues et le lieu de travail.

Cela augmente les obstacles au retour et ralentit la guérison.

Le meilleur remède ? Garder le contact.

Un appel téléphonique, une carte ou une courte visite peuvent faire la différence.

Ainsi, le lien avec l’équipe reste préservé et le collaborateur a toujours l’impression de faire partie de l’organisation.

Du trajet de réintégration à une reprise du travail réussie

Depuis 2016, les employeurs sont tenus d’accompagner les collaborateurs malades de longue durée lors de leur retour.

Mais cette politique a été durcie ces dernières années.

Aujourd’hui, l’accent est mis davantage sur l’intervention précoce, la réintégration progressive et le retour durable.

Le médecin-conseil de la mutuelle assure désormais un suivi plus actif des malades de longue durée, avec des moments de contact obligatoires après 4, 7 et 11 mois d’absence.

En outre, les entreprises qui comptent un nombre élevé de malades de longue durée peuvent être incitées à prendre des mesures ou sanctionnées si les mesures préventives prises sont insuffisantes.

Un trajet de réintégration se compose des cinq phases suivantes : 

Un plan en cinq étapes clair et précis

Un plan clair en cinq étapes

  1. Démarrage

    La demande d’un trajet de réintégration est adressée par écrit au conseiller en prévention-médecin du travail. Le trajet peut être initié par l’employeur, le médecin-conseil de la mutuelle ou le travailleur lui-même.

  2. Évaluation

    Le médecin du travail examine si le travailleur est en mesure de reprendre (partiellement) le travail, éventuellement avec un aménagement du poste de travail ou des horaires de travail.

  3. Concertation

    L’employeur, le travailleur et le médecin du travail examinent ensemble comment adapter le travail en tenant compte de la faisabilité et de la santé.

  4. Plan de réintégration

    Sur la base de l’avis médical, l’employeur établit un plan concret avec les mesures nécessaires. Si aucun plan n’est établi, il faut le motiver dans un rapport.

  5. Mise en œuvre et suivi

    Une fois approuvé par le travailleur, le trajet démarre, sous la supervision du médecin du travail. Des évaluations intermédiaires garantissent un retour en douceur et durable.

La communication comme clé du succès

La réussite de la réintégration dépend d’une communication ouverte.

Veillez à ce que les supérieurs hiérarchiques sachent quand et comment rester en contact avec les collaborateurs absents.

Ce contact doit être humain, personnel et respectueux de la vie privée.

Conseils aux employeurs :

  • Restez en contact avec le collaborateur malade, même pendant son absence. Vous éviterez ainsi toute distance mentale.

  • Impliquez les supérieurs hiérarchiques, les RH et le médecin du travail à chaque étape. Vous parlerez ainsi d’une seule voix.

  • Soutenez les collègues qui assument temporairement une charge de travail supplémentaire. Leur bien-être est essentiel pour éviter tout surmenage.

  • Encouragez un retour progressif : permettez au travailleur de reprendre le travail d’abord à temps partiel ou avec des tâches adaptées.

  • Réduisez les obstacles : invitez le malade de longue durée à se rendre sans obligation sur son lieu de travail avant sa reprise effective.

La prévention reste le meilleur remède

Même si la réintégration est cruciale, mieux vaut prévenir que guérir.

De plus en plus d’organisations investissent donc dans le bien-être mental, le coaching et des formes de travail flexibles pour éviter toute défaillance.

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