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80 % des Belges sont eux-mêmes au travail, mais pas complètement

Belgen zichzelf niet op het werk

Comment le Belge se sent-il sur son lieu de travail ? A-t-il la possibilité d’être pleinement lui-même ? Manifeste-t-il son humeur et donne-t-il son avis ? ASAP a chargé le bureau d’études indépendant ivox de mener l’enquête. Les résultats sont... surprenants.

Être soi-même au travail : ça semble couler de source. Mais pour les Belges interrogés, cela implique essentiellement trois choses : pouvoir organiser sa journée de travail de manière flexible, pouvoir manifester son humeur (bonne ou mauvaise) et pouvoir donner son avis. Les personnes interrogées sont une grande majorité (86,9 %) à estimer qu’il y a des avantages à être soi-même au travail. Elles disent prendre plus de plaisir au travail (39,3 %). À la clé ? De meilleurs résultats (36,4 %) et plus de créativité (33 %).

Nous osons nous exprimer...

81,8 % des personnes interrogées déclarent être elles-mêmes sur leur lieu de travail. Le Flamand se sent un peu plus à l’aise (86 %) que le Wallon (76 %). À noter que le Belge évite les conversations profondes sur des sujets personnels. Environ la moitié (46 %) préfère parler de la pluie et du beau temps avec ses collègues. Autre constat intéressant : les femmes (48 %) sont plus enclines que les hommes (36 %) à partager des aspects importants de leur vie privée.

... jusqu’à ce que le patron arrive ! 

Cette étude à grande échelle révèle aussi que la moitié des Belges (52,5 %) n’osent pas être eux-mêmes en présence du patron.

  • 17 % pèsent leurs mots quand le patron est dans les parages.
  • 1 Belge sur 3 pense que le chef n’apprécie pas que ses salariés soient trop eux-mêmes.
  • 40 % des Belges estiment qu’un supérieur ne doit pas partager des aspects de sa vie privée.

L’âge du collaborateur détermine le comportement adopté face au patron. Plus il est jeune, plus il veut être lui-même.

« Les résultats relatifs au ressenti des collaborateurs par rapport à leurs supérieurs sont frappants pour les défis auxquels les employeurs sont confrontés », explique Elke Van Hoof, professeur à la VUB. « A fortiori à une époque où le supérieur est de plus en plus perçu comme une figure clé en matière de plaisir au travail. En effet, comment un supérieur peut-il intervenir à temps lorsqu’un collaborateur perd lentement son envie de travailler, mais n’en parle pas ? Un accompagnement est nécessaire, pour les supérieurs comme pour les collaborateurs. »

L’authenticité, en tête de liste des priorités

Le travailleur qui ne peut pas être lui-même aura plus vite tendance à vouloir changer de job. D’où l’importance de l’authenticité sur le lieu de travail. Les jeunes collaborateurs influencent plus que jamais la culture d’entreprise de demain. Ils veulent être acceptés et estimés. Ils se tournent de plus en plus vers des organisations où le plaisir au travail l’emporte sur les bénéfices. Un point positif. « Pour les entreprises, l’autonomie, la quête de sens et l’implication sont, en effet, les ingrédients magiques pour une combinaison de plaisir au travail et de retour sur investissement amélioré. Associés à une culture du feed-back transparente, ces éléments sont bénéfiques pour la créativité et la productivité des collaborateurs », conclut Elke Van Hoof.

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